Adoption du projet de loi climat et résilience : un grand pas pour une écologie concrète et pragmatique

Adoption du projet de loi climat et résilience : un grand pas pour une écologie concrète et pragmatique

Aujourd’hui, 20 juillet 2021, une grande étape a été franchie pour l’environnement : l’Assemblée nationale a voté le projet de loi climat et résilience par 233 voix pour et 35 voix contre à l’Assemblée nationale, et par un vote à main levée au Sénat.

Après avoir fait l’objet d’un des plus longs débats parlementaires de la Ve République, cette réforme va permettre à la France d’avoir les moyens concrets de l’ambition climatique qui est la sienne. Ce texte, a également été l’incarnation d’une nouvelle manière de faire de la politique, de la démocratie participative en acte. Il est, en effet, la traduction fidèle d’une très large partie des propositions des 150 citoyens tirés au sort de la Convention citoyenne pour le climat.

La plupart des autres mesures ont déjà été mises en place par le Gouvernement. Les débats à l’Assemblée ont permis d’enrichir le projet de loi et de le rendre plus ambitieux encore. 

Ce texte fait rentrer l’écologie dans notre quotidien et mène le combat climatique sur tous les fronts :

  • nous diviserons par deux le rythme de bétonisation des sols en interdisant la construction de centres commerciaux sur des zones rurales ;
  • nous réduisons la publicité nocive, les emballages abusifs (développement du vrac) ;
  • nous supprimons tous les vols intérieurs pour lesquels il existe une alternative moins émettrice de CO2 en moins de 2h30 ;
  • à partir de 2023, dans les cantines, dans les CROUS ou dans les restaurants des administrations, une option végétarienne quotidienne sera obligatoire ; 
  • en 2024, la circulation des véhicules les plus polluants sera limitée en ville, en quadruplant le nombre de zones à faibles émissions (ZFE) ;
  • dès 2025, il ne sera plus possible de louer des logements très énergivores ;
  • en 2040, il ne sera plus possible de commercialiser des poids lourds utilisant des énergies fossiles, diesel ou essence ;
  • nous créons un délit de mise en danger de l’environnement et un délit général de pollution des milieux.